CHAPITRE VI.
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querelle, seul à seul, avec un champion des confé-dérés. Bothwell y consentit sans hésitation, et lareine, voyant que ses troupes mollissaient, semblane plus s’y refuser 1 . Le laird de Tullibardin ac-cepta le défi au nom des lords, mais il fut rejetépar Marie Stuart comme n’étant pas de qualité suf-fisante 2 . Bothwell désigna alors Morton, qui se dis-posa à le combattre à pied et à l’épée, tandis quel’intrépide Lindsay en réclama l’honneur qu’il prétendit lui revenir de droit comme serviteur du roiassassiné. Morton, lui cédant la place, l’arma de lafameuse épée qu’avait illustrée son ancêtre Archi-bald Bell-the-cat 3 , et Lindsay, se mettant à genouxen présence de toute l’armée, pria Dieu de fortifierson bras et dit à haute voix qu’il « plût à sa mercide conserver l’innocent et à sa justice de faire suc-comber le vicieux meurtrier qui avait versé le sangdu roi 4 . »
Mais avant que Bothwell obtînt de Marie Stuart,
1 Teulet, t. II, p. 178, et Récit du capitaine d’Inchkeith,ibid., p. 164.
2 Ibid., p. 164 et 178.
* Attache grelot au chat. Surnom qui avait été donné àArchibald, comte d’Angus, qui le premier avait attaqué lesfavoris de Jacques III, lorsqu’ils furent pendus sur le pontde Lauder, en disant que ce serait lui qui attacherait le grelot.Ty-tler, t. VII, p. 132.
4 Récit du capitaine d’Inchkeiht, dans Teulet, t. II, p. 164.