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MARIE STUART.
qui craignait encore de l’exposer à cette redouta-ble épreuve, la permission d’entrer en lice avec lefanatique champion des confédérés, l’ébranlementse montra dans l’armée royale. Pendant tous cespourparlers, on s’était mêlé de part et d’autre, et ladésertion avait gagné les soldats de la reine. Le lairdde Grange, profitant avec habileté du désordre quis’introduisait dans les rangs ennemis, tourna la hau-teur de Carberry et se porta avec un fort détache-ment de ses troupes du côté de l’est comme pourcouper au duc la retraite sur Dunbar. A cette vue,l’armée royale se débanda presque tout entière, etil ne resta autour de la reine et de Bothwell quesoixante gentilshommes environ et la garde des ar-quebusiers 1 .
Dans cette extrémité la reine, ne pouvant pluscombattre et perdant même l’espérance de fuir,voulut au moins sauver celui quelle aimait. Elleenvoya chercher le laird de Grange par le lairdd’Ormiston 2 . Sir William Kirkaldy s’avança verselle et lui dit que les seigneurs lui rendraient leurobéissance, si l’homme qui était près d’elle et qui était
1 Scrope à Cecil, 17 juin 1567, au State Pap. OIT., et dansTytler, t. VII, p. 133. — Mémoires de Meivil, t. I, liv.'ni,p. 258. — Keith, p. 401.
2 Mémoires de Meivil , t. 1, liv. ni, p. 259. — Keith, p. 401,et Tytler, t. VII, p. 133.