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MARIE STUART.
tées. Là-dessus elle lui présenta la main, qu’il baisarespectueusement, et, prenant son cheval par la bride,il la conduisit au milieu des confédérés 1 , qui luimontrèrent beaucoup de déférence et de soumis-sion. « Milords, leur dit-elle, je ne viens pas à vouspar aucune crainte que j’aie eue pour ma vie, maisparce que j’abhorre de voir verser le sang chrétienet surtout celui de mes propres sujets. Je veuxdésormais me diriger d’après vos conseils, ayant laconfiance que vous agirez avec le respect que vousme devez comme à votre princesse naturelle et àvotre reine 2 . » Elle reparut d’abord en souveraineparmi eux, et les gentilshommes la reçurent à ge-noux. « C’est ici, madame, lui dit Morton, la véri-table place où doit se trouver Votre Grâce; c’est icique nous sommes prêts à vous défendre et à vousobéir aussi loyalement que la noblesse de ce royaumele fit jamais envers vos ancêtres 3 . » Les lords, quien voulaient plus au pouvoir de Botliwell qu’à soncrime, satisfaits de l’avoir abattu et éloigné, mani-festèrent à la reine des sentiments tout à fait con-formes à leurs promesses et à ses espérances. Moins
1 Mémoires de Melvil, t. I, liv. ni, p. 261.
2 Keith, p. 402.
1 « ITere madam, said Morton, is tlie true place whereYour Grâce should be, and here we are ready to defend andobey you. as loyally as every nobility of tliis realin did yourprogenitors. » Dans Tyller, t. VII, p. 134.