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Tome Premier.
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MARIE STUART.

supposait toujours souveraine, demanda à commu-niquer avec eux. Les lords s’y refusèrent, dans lacrainte qu elle ne se ménageât le moyen de recom-mencer la guerre et de rejoindre Bothwell. Ce refuslui fit sentir l’imprudence de la résolution qu elleavait prise, et elle éclata en reproches contre la dé-loyauté des lords qui manquaient à leurs engage-ments et la traitaient non en reine, mais en prison-nière. Dans l’emportement de sa colère, elle appelaLindsay et lui demanda sa main. I dndsay la lui donna.— « Par la main qui est maintenant dans la vôtre,dit-elle, j’aurai votre tête pour cela 1 . » Cette impru-dente menace, quelle adressa aussi aux comtes deMorton et d’Atliol en leur déclarant qu elle les feraitpendre 2 , ne pouvait qu’aggraver sa triste situation.

Aussi dès ce moment fut-elle une véritable cap-

1 « By tlie hand, saicl she, which is now in yours, I’il baveyour head for this. » Ibid., p. 135. — Récit du capitained’Inchkeith, dans Teulet, t. II, p. 166.

2 « Le soir mesrae elle commança à tancer au conte deAtliol, et après encontre le conte de Morton. » Récit du ca-pitaine d’Inchkeith, .dans Teulet, t. II, p. 166. — «Aprèsqu’elle fut prise, en venant à Lisleboure, ne parla jamaisque de les faire tous pendre et crucifier, et continue tous-jours; ce qui augmente leur désespoir, car ils voient que,s’ils la mettent en liberté, elle ira incontinent trouver leduc son mari, et ce sera à recommancer. » Du Croc à Ca-therine de Médicis, 17 juin 1567, dans Teulet, t. II, p. 168,169.