CHAPITRE VT.
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tive entre les mains des lords qui la ramenèrent àEdimbourg - , où elle entra à dix heures du soir, pré-cédée de la bannière sur laquelle était représenté lemeurtre du roi au milieu des injures de la popu-lace'. Elle fut logée chez le prévôt de la ville, sé-parée des femmes qui la servaient, et, bien qu’ellen’eût pas mangé de vingt-quatre heures, elle nevoulut rien prendre 1 2 . Elle était au désespoir. Dansla nuit même elle ouvrit la fenêtre de sa chambreet cria au secours. Le lendemain au matin, avec unebarbarie impitoyable, on éleva de la rue jusqu’à lahauteur de sa fenêtre la bannière représentant lasinistre image de son mari mort et de son fils de-mandant vengeance. A ce spectacle, éperdue, horsd’elle-même, elle se précipita à sa fenêtre, sans vê-tements, les cheveux en désordre, comme unepauvre insensée, poussant des cris et suppliant lepeuple, pour l’amour de Dieu, de l’arracher auxmains des tyrans qui l’opprimaient 3 . « Personne,dit un témoin de cette scène déchirante, ne pouvaitla regarder sans être ému de compassion 4 . »
1 Mémoires de Melvil, t. I, liv. ni, p. 261, 262. — Keith,p. 402.
2 Récit du capitaine d’Inchkeith, dansTeulet, t. II, p. 166.
* Keith, p. 402.
4 « She came yesterday to ane windo of ber chalmer thatlukkit on the hiegait, and cryit forth on the pepili quhovvshe was lialden in prison, and keepit be lier awin subjectsTOM. 1. 24