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MARIE STUART.
pour y être puni comme meurtrier du roi 1 . Enmême temps que les aveux de Dalgleish et de Powriemettaient la culpabilité de Bothwell hors de doute,les pièces trouvées dans la cassette d’argent fournis-saient contre la reine des armes terribles à ceuxqui voudraient l’accuser et la perdre. Telle était lasituation des choses au moment où Robert Melvilreparut au milieu des confédérés.
Melvil, qui avait fait part à Elisabeth de l’inten-tion où étaient les lords du conseil secret de déposerla reine, annonça aux lords du conseil secret qu’E-lisabeth les approuvait et les soutiendrait « dans leurhonorable entreprise 2 . » Il se rendit ensuite à Loch-leven. Il remit le 1 er juillet la lettre de la reine d’An-gleterre à Marie Stuart, qui ne put le voir qu’enprésence de Lindsay et de Ruthven. Le croyant tou-jours un serviteur fidèle et dévoué, Marie Stuartexprima d’amers regrets de ce qu’on ne la laissait pass’entretenir avec lui en particulier 3 . La mission deMelvil fut assez soudainement suivie d’une missiontoute différente confiée par Elisabeth à NicolasThrockmorton qu’elle chargea de négocier la déli—
3 1 Proclamation du 26 juin 1567, dans Keith, p. 408.
2 Lettre de Melvil à Cecil, 1 er juillet 1567, au State Pap.Off., et dans Tytler, t. VII, p. 149.
3 Déclaration de Melvil, Hopetoun mss., et Lettre de sirJ. Melvil à Drury, 8 juillet 1567, au State Pap. Off., et dansTytler, t. VII, p. 153.