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Tome Premier.
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CHAPITRE VI.

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vrance de Marie Stuart et la restauration condition-nelle de son autorité. Elle comprit sans doute quelles’était trop avancée dans un sens contraire tout à lafois à ses doctrines et à ses intérêts. Au fond, quelui fallait-il? Que l’Ecosse restât troublée et impuis-sante. Elle ne devait souhaiter ni le recouvremententier de l’autorité par la reine, ni le triomphecomplet des lords gouvernant le royaume au nomd’un prince encore enfant. Dans le premier cas, lareine aurait pu ambitionner de nouveau son héri-tage; dans le second, les lords se passer de son appui.Que fit-elle dès lors? Elle projeta de remettre enprésence la reine et les lords, afin sans doute queleur lutte rendît son intervention toujours indispen-sable en Écosse et que leur faiblesse affermît sa sécu-rité en Angleterre.

Throckmorton eut ordre de blâmer Marie Stuartpour son mariage, les lords pour leur rébellion. Ildut ensuite proposer comme bases d’un arrangemententre eux : le divorce de la reine avec Bothwell, samise en liberté et son rétablissement ; la poursuite deBothwell et de ses complices ; la garde des châteauxtle Dunbar et de Dumbarton confiée aux nobles duparti contraire à Bothwell; la réunion d’un parle-ment, qui désignerait les gardiens des marches, lesgouverneurs d’Edimbourg, de Stirling, d’Inch-Keithet des autres places du royaume ; l’établissement d’ungrand conseil où seraient toujours présents cinq ou