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MARIE STUART.
de donner au prince royal une éducation protestante,de poursuivre et de punir les meurtriers du roi, etde faire jurer désormais par les rois , à leur couron-nement, le maintien de la vraie religion , professéedans l’Eglise d’Ecosse, et la suppression de tout ce quilui était contraire Ace prix, l’union la plus étroites’établit entre les chefs de la noblesse et les chefs del’Eglise 2 . Knox se déchaîna contre la royale prison-nière avec une sévérité violente 3 . La chaire évangé-lique devint un lieu d’accusation où Marie Stuartfut publiquement déclarée coupable d’adultère etde meurtre, et digne du plus rigoureux châtiment.Les ministres presbytériens invoquèrent contre ellel’égalité morale de tous les chrétiens et soutinrentque le rang souverain ne lui donnait pas le privi-lège de l’impunité. A l’appui de leurs doctrines, ilscitaient les vieux exemples des dépositions de roisdans l’Ancien Testament, la démocratie juive leurservant de modèle et la Bible de loi. Persuadé pareux, le peuple, rendu fanatique et cruel, disait tout
1 Knox, History, etc., t. II, p. 563 à 565.
2 Ces articles, au nombre de huit, furent adoptés. « Thisbeing agreed upon, the assembly dissolved. » Ibid., p. 565.
* « This day being at M r Knox’s sermon, who tooke apiece of the Scripture forth of the books of the kings, anddid inveigh vehemently against the queen , and persuadedextrernities towards her by application of bis texte. » Throck-morlon à Élisabeth, Edimbourg, 19 juillet 1567, dansKeith, p. 422.