CHAPITRE VI.
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haut qu’il n’était pas plus permis à la reine qu’à lamoindre femme du royaume d’être adultère etmeurtrière 1 , et qu elle devait être punie aussi sévè-rement qu’une autre. Aux moralistes rigides quisupprimaient, comme Knox, l’inviolabilité royale 2 ,s’ajoutaient des publicistes hardis comme Buchanan,qui, s’autorisant des violences exercées contre quel-ques-uns des anciens souverains du pays, érigeaientla révolte des sujets en droit de l’Ecosse et subor-donnaient le pouvoir royal à la volonté publique 3 .Tous ensemble formaient un parti raisonneur etsombre, moral et audacieux, détestant la croyancede la reine, méprisant sa conduite, ne supportantpas son autorité, et demandant à grands cris son ju-gement, sa déposition et même sa mort. L’Églisepresbytérienne assemblée se rendit l’organe de cesvœux et réclama, dans une requête, « que le meur-tre du roi fût puni selon les lois de Dieu, les pratiquesdu royaume, le droit des nations, et sans égard pourpersonne 4 . »
1 « It is a public speech among ail the people, that their
queen hath no more liberty nor privilège to commit murdernor adultery, than any other private person, neither bygod’s laws nor by thelaws of the realm. » Throckmorton àÉlisabeth, Edimbourg, 18 juillet, dans Robertson, appendixn° XXII, et dans Tytler, t. VII, p. 161, 162. — 2 Ibid.
3 De jure regni. OEuvres de G. Buchanan, vol. I, in-fol.Edimbourg, 1715.
4 « The assembly also hath made request, that the murder
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