CHAPITRE VI.
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justice, condamnée pour meurtre, publiquementdéposée et retenue dans une captivité perpétuelle*.On essaya d’abord de la faire consentir à se séparerde Bothwell, ce qui aurait pu adoucir les lords duconseil secret en les rassurant.
Robert Melvil fut envoyé deux fois, le 8 et le15 juillet, à Lochleven, afin de l’y décider. Il eutl’autorisation de lui parler sans témoins. Il la solli-cita 1 2 , dans l’intérêt de sa couronne, de sa sûreté, deson honneur, avec les plus vives et les plus affec-tueuses instances, d’abandonner Botliwell et d’ad-hérer aux poursuites dont il serait l’objet. Mais elles’y refusa obstinément. Elle dit à Melvil qu’elle re-noncerait plutôt au trône qu’à Bothwell; qu’elle secroyait grosse et qu elle ne consentirait point à ren-dre bâtard l’enfant qu elle mettrait au monde enfrappant son mariage de nullité 3 . Malgré le désirconnu de la cour de France, dont l’ambassadeur nou-
1 « The third end and degree is, to prosecute justiceagainst the queen, to make lier process , to condemn her,to crown the prince, and to keep her in prison ail the daysof her life williin this realm. To this opinion there dotli Jean(as far as I can understand) both the most part of the coun-sellors and a great many others. » Ibicl., p. 421.
2 Déclaration de Robert Melvil ; Ilopetoun rnss., et dansTytler, t. VU, p. 163. —Throckmorton à Élisabeth, 18 juil-let 1567, dans Robertson, appendix n° XXII.
3 Déclaration de R, Melvil; Ilopetoun mss., et dans Tytler,t. VII, p. 163.