CHAPITRE VI.
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En cette rencontre comme en tant d’autres, Ma-rie Stuart n’avait obéi qu’à ces rapides impressionsdu moment qui s’emparaient d’elle et la laissaienttrop souvent sans prévoyance. Elle s’était montrée àLocbleven la même qu’à Kirk of Field, à Almond-Bridge, à Carberry-Hill, et qu’elle se montra un peuplus tard à Carliste, cédant toujours à d’invinciblespassions ou à de décevantes pensées. Après avoirsouscrit à sa déchéance par terreur, elle venait d’ydonner son assentiment par surprise. Cet assenti-ment , dont elle devait se repentir bientôt, le froidet astucieux Murray l’avait obtenu d’elle en faisantsuccéder dans son cœur troublé l’espoir à la crainte.
Assuré de cette importante approbation, il se ren-dit à Stirling auprès du monarque enfant au nomduquel il allait gouverner, et rentra le 19 août dansEdimbourg b Trois jours après, il fut déclaré régentdans la chambre du conseil à la maison de Tolbooth.La main sur les Evangiles, comme un vrai sectaireet en soutien ardent des libertés du royaume, il prêtaserment ainsi qu’il suit : — «Moi, James, comtede Murray, lord Alberneith, je promets loyalement,en présence de l’Eternel mon Dieu, dès ce jour etdans tout le cours de ma vie, de servir l’Éternelmon Dieu de tout mon pouvoir, conformément àce qu’il requiert par sa très-sainte parole révélée et
1 Keith, p. 446.