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MARIE STUART.
s’en défendit encore. Il allégua des raisons dont onpeut suspecter la sincérité. Toujours entraînée pardes mouvements irrésistibles, Marie n’intercéda qu’a-vec plus d’instance auprès de lui pour qu’il sacrifiâtles répugnances qu’il éprouvait aux prières commeaux intérêts de sa sœur 1 . Elle l’invita à se rendremaître de toutes les forteresses du royaume, à placersous sa garde tous les joyaux et toutes les chosesprécieuses qui lui appartenaient à élle-même, et elleoffrit de prêter à sa régence l’appui de ses lettres etl’autorité de son nom 2 . Murray céda 3 . Il parut ac-cepter avec résignation ce qu’il convoitait sans douteavec ardeur. Avant de quitter sa sœur, il recom-manda aux lords Lindsay, Ruthven et Lochlevend’avoir pour elle toutes sortes d’égards, et de luimontrer la plus bienveillante courtoisie ; puis il pritcongé de la royale prisonnière, qui, fondant enlarmes, l’embrassa affectueusement et le chargea debénédictions pour le prince son fils 4 .
1 Keith, p. 446. — 5 Ibid.
3 « At length he accorded unto her the acceptation of the
regence. » Ibid., p. 446.
4 u Then the Earl of Murray requiring the lords Lindsay,Ruthven and Lochleven, to treat the queen witli gentleness,with liberty, and ail other good usage, he took his leave ofher; and then began â new fit of weeping, whicli beingappeased, she embraced him very lovingly, kissed him,and sent her blessing unto the prince her son by him. »Ibid., p. 446.