CHAPITRE VI. il J
Vous brûlerez nos frontières et nous brûlerons lesvôtres. Si vous faites une invasion, nous ne vous crai-gnons point et nous sommes assurés de la France x . »Se montrant blessé du ton impérieux que prenaitElisabeth vis-à-vis d’eux, il finit en disant à Throck-morton : — « Il suffit de répondre à un si étrangelangage que nous sommes les sujets d’un autre princeet que nous ne reconnaissons pas Sa Majesté la reinepour notre souveraine 2 . » Murray fut plus bref ettout aussi péremptoire. Il dit à l’ambassadeur d’Éli-sabeth , qui avait essayé de séparer sa cause de celledes lords en lui rappelant qu’il était étranger à cequ’ils avaient fait : « Si je n’ai pas pris part aux ac-tions passées de ces lords, je dois les approuver au-jourd’hui; et, voyant que la reine ma souveraine eteux m’ont imposé la charge de la régence à laquelleje me serais soustrait volontiers, je suis décidé àmaintenir leur œuvre : je réduirai tout le monde àl’obéissance, au nom du roi, ou j’y perdrai la vie 3 . »
sovereign vvill make war, and nourish war against us, wecan be but sorry for it, and do the best we may. But to putyou out of doubt, we had rather endure lhe fortune thereof,and suffer the sequel, tlian to put the queen to liberty nowin this mood tliat she is in, being resolved to retain Bothwelland to fortify him, to hazard the life of her son, to put therealrn in péril and to forfeit at ail noblemen. » Throckmor-ton à Élisabeth, Edimbourg., 22 août 1567, dans Keith,p. 449.
i ibid. — 2 Ibicl. — 3 Ibid.