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MARIE STUART.
L’intention qu’il manifestait si fièrement, il l’exé-cuta avec une grande vigueur. En disciple de Rnox,nourri de la lecture de la Bible, il voulut prendrepour modèle les anciens chefs qui avaient conduitle peuple d’Israël 1 . Le laird de Tullibardin et lelaird de Grange venaient d’être envoyés par le con-seil privé à la poursuite de Botliwell qui avait étéproscrit par une proclamation du 26 juin et quis’était retiré de Dunbar dans les Orcades 2 . Murraymit sous sa main presque toutes les places fortes duroyaume 3 . Balfour lui restitua le château d’Edim-bourg. Mais ce complice épargné de Botliwell nes’en dessaisit que moyennant cinq mille livres d’ar-gent, une pension annuelle pour son fils, le prieuréde Pittenweem et l’assurance de l’impunité pourlui-même 4 . Murray, qui s’empara bientôt de Dun-bar, d’Incli-Keith, et de plusieurs autres forteresses 5 6 ,
1 « Went stoutly to work resolved ralher to imitate thosewho had led the people of Israël. » Throckmorton à Cecil,20 août 1567, dans Stevenson, p. 382, et dans Tytler,t. VII, p. 192.
2 Anderson, t. I, p. 139 à 145. —■Keith, p. 442.
3 Throckmorton à Cecil, 26 août 1567, dans Stevenson,p. 294, et Bedford à Cecil, 11 sept. 1567, au State Pap.
Off., et dans Tytler, t. VII, p. 192.
* Keith, p. 455, et Throckmorton à Cecil, 26 août 1567,au State Pap. Off., et dans Tytler, l. VII, p. 193.
6 Keith, p. 456 et 459.