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446 ■ MARIE STUART.
moins faire observer les lois ordinaires et maintenirla sûreté commune avec une austère vigueur. « Ils’appliqua, dit Melvil, à exterminer les voleurs et àrétablir la sécurité sur les frontières. Il ne s’appliquapas moins à faire administrer la justice au dedans b »Le parlement, qu’il avait convoqué pour le 15 dé-cembre, fut extrêmement nombreux. Quatre évê-ques, quatorze abbés, douze comtes, seize lords etbis aînés de lords, et vingt-sept députés des bourgsy assistèrent 1 2 . Ce parlement exigea l’uniformité reli-gieuse en ratibant la confession de foi de 1560 etl’entière abolition du catholicisme ; il revendiquades laïques un tiers des biens ecclésiastiques qu’ilsavaient usurpés et qui durent être consacrés auxministres et aux écoles du culte réformé 3 ; il re-connut l’élévation légale du jeune roi sur le trôned’Ecosse 4 ; il sanctionna la nomination du régent 5 ,et discuta avec passion ce qu’il fallait faire de la reine,que les uns voulaient toujours mettre en jugement etque les autres désiraient seulement retenir en capti-vité 6 . Les plus modérés l’emportèrent. Mais abn dejustiber les lords confédérés d’avoir pris les armes,
1 Mémoires , t. I, liv. ni, p. 284.
2 Keith, p. 465,466.
3 Spotiiswood, p. 214.—Tytler, t. VII, p. 199 à 202.
4 L’acte du parlement, dans Anderson, vol. Il, p. 206.
6 L’acte, dans Anderson, vol. II, p. 215.
‘ Tytler, (. YII, p. 201.