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Tome Premier.
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CHAPITRE VI.

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emprisonné et déposé leur souveraine, le parlementpassa un acte dont les termes incriminaient grave-ment Marie Stuart. Il y était dit : — « Que la reine» avait mérité tout ce qui lui était arrivé et qui» pourrait lui arriver de fâcheux, attendu qu elle» avait été complice d’intention et d’effet du meurtre» du roi son légitime époux, ce qui était démontré» tant par les lettres écrites de sa propre main, avant» et après l’exécution, à James comte de Both-» well, principal exécuteur dudit meurtre, que» par l’impie et honteux mariage qu’elle avait con-» tracté avec lui immédiatement après le meurtre« commis 1 . »

Cette sévère déclaration, qui sans avoir le carac-tère d’un jugement en avait le sens, rendit plus durela captivité de Marie Stuart qu’avaient un peu adou-cie les recommandations de Murray. Elle fut sur-

1 « That the cause and ail thingis dependand thairon...wes in the sayd quenis awin default, in sa far as, by diversher previe letteris writtin halelie with hir awin hand, andsend by her to James Sumtyme Erle of Bothwell, cheif exe-cutour of the said horribill murthour, as weill befoir thecommiting thairof as thairefter. And by her ungodlie anddishounourabill proceding to ane prétendit mariage withhim, suddandlie and unprovisitlie thairefter, it is maist cer-tane, that she was previe, art and part of the actualldevise and deid of the foirnamit murthour of the king herlauchfull husband... committit by the said James SumtymeErle of Bothwell, bis complices and par/akeris. » Anderson,vol. Il, p. 221 , 222.

TOM. I.

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