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.MAR J K STUART.
Après celte malheureuse tentative du 25 mars 1 ,George Douglas avait fui le château, sans s’éloignertoutefois des environs du lac 2 . La prisonnière, déses-pérant presque de sa liberté qu elle avait été si prèsd’atteindre, passa la fin de mars et le mois d’avrildans les angoisses devenues plus intolérables de lacaptivité. Elle cherchait partout des soutiens, etelle écrivait à Catherine de Médicis : « J’ai avecgrand’peine dépêché ce porteur pour vous faire en-tendre ma misère et vous supplier avoir pitié demoy 3 . » Le 1 er mai, elle s’adressait à la reine Élisa-beth avec d’ardentes prières, en l’assurant que, sielle lui venait en aide , elle n’aurait jamais une plusaffectionnée parente au monde. « Vous pouvés aussiconsidérer, lui disait-elle, l’importance de l’exem-ple pratiqué contre moy. » Elle demandait à Dieude préserver cette reine de toute infortune, et delui donner à elle-même la patience dont elle avaitbesoin 4 . Le même jour elle conjurait Catherine deMédicis et Charles IX de la secourir, et leur disait :
1 Keith, p. 470.
2 Keith, p. 471. — Tytler, t. VII, p. 211.
3 Marie Stuart à Catherine de Médicis, Loclileven , 31 mars1568 , dans Labanoff, t. II, p. 64.
4 Marie Stuart à Elisabeth , 1 er mai 1568, dans Labanoff,t. II, p. 68.