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Tome Premier.
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MA1UE STUART.

laircl, déroba adroitement les clefs qu’il couvritd’une serviette. Il courut ensuite avertir et prendrela reine, qui le suivit sous le costume d’une desfemmes attachées à son service. Us sortirent sans ob-stacle du château, dont le jeune page ferma aussitôtla porte pour empêcher toute poursuite. Ils entrè-rent dans un petit esquif, que le page démarra entoute hâte et qu’il conduisit à force de rames del’autre côté du lac. Il déposa heureusement sur larive opposée Marie Stuart, qu’attendait GeorgeDouglas et que rejoignit quelques instants après lordSeton, placé avec les siens dans un village voisin 1 .En possession de la liberté et croyant recouvrerbientôt son pouvoir, elle monta joyeuse et légère àcheval, se dirigea vers l’ouest et galopa une partiede la nuit. Elle ne s’arrêta qu’à Niddry, résidencedes Seton dans le Lothian occidental. Après s’y êtrereposée trois heures, elle poursuivit sa route jus-qu’au fort château d’Hamilton, où la reçurent l’ar-

sicurde Bethon, présent porteur. » M. de Beaumont à Char-les IX, 5 mai 1568, dans Teulet, t. II, p. 203, note 1.

1 Modo che la regina di Scotia hausato per liberarsi dallapngione. Ce récit, annexé à une dépêche que le comman-deur Pétrucci, ambassadeur de Toscane à Paris, adressa le21 mai 1568 à Cosme I er , est fait d’après les renseignementsdonnés par John Béton, à son arrivée à la cour de France. Ilest extrait des archives Médicis à Florence, et imprimé dansLabanoff, t. VII, p. 135 à 138. Il est aussi dans Tytler,t. VII, p. 457 à 459. Proofs and illustrations.