CHAPITRE VII.
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lités 1 contre les partisans de Marie, ce qui ne l’em-pêcha point d’obtenir du parlement assemblé queles plus remuants et les plus habiles d’entre eux,notamment l’archevêque de Saint-André, l’évêquede Ross et lord Claude Hamilton, fussent déclaréscoupables de liante trahison 2 .
Mais comment faire fléchir la résistance de MarieStuart? Elisabeth, de peur d’une évasion, avait déjàinterdit le libre accès auprès de sa royale prison-nière aux Écossais, qui, dans les premiers temps,avaient aisément pénétré jusqu’à elle. Elle songeaalors à la mettre dans une impuissance plus grandepar un isolement plus complet. Le conseil privéd’Angleterre qu elle consulta à ce sujet se régla surses désirs. Il décida unanimement que la reine Mariedevait être éloignée de la frontière et transférée dansl’intérieur du royaume. Il soutint de plus qu’envertu de l’ancienne supériorité féodale de la cou-ronne d’Angleterre sur la couronne d’Écosse, supé-riorité qui avait été plusieurs fois alléguée d’unepart, jamais admise de l’autre, la reine Marie pou--vait être jugée; que le vœu exprimé par cette reined’être restaurée sur son trône sans avoir été recon-nue innocente, ou d’être laissée libre de se retireren France sans avoir été jugée, était également con-
1 Drury à Cecil, 17 juin 1568, au Stat. Pap. Off.,et dansTytler, t. VII, p. 230.
2 Anderson,t. IY, part, i, p. 125, 126.