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MARIE STUART.
traire à l’honneur et à la sûreté d’Elisabeth; maisque, après l’examen de sa cause et sa justification,elle devait être ramenée dans son royaume et réta-blie dans son autorité 1 .
Avant tout, il fut résolu de la placer en un lieuplus sûr. Sous le prétexte de la rapprocher d’Elisa-beth, sir Georges Bowes vint la prendre le 13 juilletavec une forte escorte, et, malgré ses protestations,il la conduisit de Carlisle à Bolton. Bolton était unchâteau appartenant à lord Scroope dans le comtéd’York 2 . Là se renouvelèrent, avec plus de succès,les tentatives opiniâtres d’Élisabeth pour traduiredevant sa juridiction Marie Stuart, 'dont le décou-ragement affaiblit la résistance. Lord Herries, gagnépar de trompeuses assurances , se rendit à Bolton etdit à la reine sa maîtresse qu’Elisabeth voulait exa-
miner son affaire non comme juge, mais commeamie et comme sœur, dans l’intention de la remettresur le trône, même par l’emploi des armes, si elle 'établissait son innocence, et de tout arranger sans
1 « A memoriall of ihe consultation of the privy councilof En gland louching the quene of Scots, jun. 20 1568, »présents le lord garde des sceaux Bacon, le duc de Norfolk,le marquis de Northampton , le lord Stuard comte de Pem-broke, le comte d’Arundell, le comte de Bedford, le comtede Leicester, le lord amiral Clinton, le lord chambellan Ho-ward, le secrétaire Cecil, Mr. Sadler et Mr. Mildmay. DansAnderson, t. IV, part. î, p. 102 à 106.
2 Labanoff, t. Il , p. 138.