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Tome Second.
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CHAPITRE VII.

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satisfaire à ses désirs en la rétablissant au gouverne-ment de ce royaume. Nous avons voulu que vousfussiez instruit de nos, vrais sentiments, afin quevous soyez disposé à concevoir des idées plus con-venables de nous et de nos actions 1 . » C’est ainsiqu’Élisabetli attira devant son tribunal Marie Stuarten lui promettant de la rétablir si elle acceptait unarbitrage qui ne devait pas lui nuire, et Murray enlui laissant entrevoir qu’il resterait régent s’il appor-tait des preuves qui autorisassent à croire sa sœurcoupable et à la retenir captive.

La conférence ayant été agréée des deux parts,les hostilités cessèrent entièrement en Ecosse pendantla médiation judiciaire d’Elisabeth 2 . Marie Stuartenjoignit elle-même aux comtes d’Argyle et d’Hunt-ly, qui s’étaient confédérés à Largs le 28 juillet avecune grande partie de la noblesse écossaise 3 et repre-

1 Élisabeth à Murray, 20 septembre 1568. Robertson, Piè-ces historiques, n° XXVIII.

2 Tytler, t. VII, p. 235, 236.

3 Les confédérés, parmi lesquels étaient l’archevêque deSaint-André, les comtes de Huntly, d’Argyle, de Crawford,d’Errol, de Rothes, de Cassilis , d’Eglington, de Caithness,l’évêque de Ross, les lords Flemming, Sanquhar, Ogilvy,Bovd , Oliphant, Drummond , Borthwick, Maxwell, Somer-vil, Forbes, Yester, écrivirent le même jour à Élisabethen faveur de leur reine. Leur lettre est dans Anderson,t. IV, part. î, p. 120 à 124. — Ils s’adressèrent même auduc d’Albe pour lui demander des secours. « Lords of Scot-