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MARIE STUART.
ces promesses la reine prisonnière, elle donnait an ré-gent Murray des espérances bien différentes. — « Lebruit s’est répandu en divers endroits de l’Ecosse, luiécrivait-elle, que, quelque chose qui pût arriver en lapoursuite de la reine d’Ecosse, quelque preuve qu’onpût acquérir pour la convaincre ou la décharger dumeurtre affreux de son défunt mari notre cousin,nous étions déterminée à la remettre en son royaumeet gouvernement. Nous en avons été extrêmementindisposée et ne saurions souffrir qu’un pareil bruitprît faveur et s’accréditât. Partant nous avons jugé àpropos de vous assurer que ces choses ont été faus-sement inventées par des gens qui cherchent à nousdéshonorer. Car, tandis que d’un côté il nous a étécertifié par notre dite sœur, soit par lettres, soit parmessages, qu’elle n’était en aucune sorte coupableou complice de ce meurtre, ce que nous désironsêtre vrai; si, d’un autre côté, elle se trouvait juri-diquement convaincue d’y avoir pris part, commeon nous l’a rapporté d’elle, ce dont nous serions vé-ritablement affligée, alors il nous conviendrait deconsidérer cette affaire tout autrement, bien loin de
votre nom sans préjudisier à mon honneur, couronne, Estâtou droigt que je puisse avoir comme plus proche de votresang. » Labanoff, t. II, p. 140 et 141 , et Haynes, A collec-tion of State papers relating to affairs of the reigns of kingHenri VIII, king Edward VI, queen Mary and queen Élisa-beth , etc. In-fol. London , 1740, p. 468.