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MARIE STUART.
par le parlement d’Angleterre. — Exécution du duc de Norfolk.— Accablement de Marie Stuart. — Ruine et terreur de son partien Angleterre.
Marie Stuart remua tout de sa prison. Sans re-noncer aux négociations avec Murray et avec Eli-sabeth ? elle intéressa la France en sa faveur, armal’Écosse pour sa querelle, souleva le nord de F An-gleterre pour sa délivrance, anima les catholiquesà une lutte de religion, excita les Espagnols à uneinvasion de l’île, en un mot elle recourut tour àtour aux moyens les plus divers contre les sujets quil’avaient renversée du trône et la reine qui l’avaitréduite en captivité.
Elle n’avait cessé d’entretenir d’étroits rapportsavec ses partisans en Ecosse. Elle avait soigneuse-ment encouragé leurs espérances. A l’ouest de ceroyaume, la place de Dumbarton, construite surun rocher inaccessible et plongeant dans la mer,tenait toujours pour elle. Dans le nord, les comtesd’Argyle, de Huntly, de Crawford et lord Ogilvylui étaient restés fidèles et administraient le payssous son obéissance. Au sud, les populations belli-queuses des frontières, les Scott, les Ker, les Max-well, n*attendaient qu’une occasion de la servir. LesHamilton, malgré leur défaite à Langside, dispo-saient encore de forces considérables. Marie Stuart,qui demandait sans cesse à la cour de France dessoldats, des artilleurs, des armes et des munitions,