CHAPITRE VIII. ' ' 75
avait écrit aux défenseurs de sa cause de se tenirprêts à recommencer la lutte h Afin d’ajouter denouveaux motifs à ceux qu’ils avaient déjà de haïrle régent et de se défier d’Elisabeth, elle leur avaitmandé que les lords rebelles devaient livrer le princeson fils et les trois forteresses d’Edimbourg, de Stir-ling et de Dumbarton, après avoir assiégé et priscette dernière, à la reine d’Angleterre, qui de soncôté désignerait le jeune prince pour son héritier,et, s’il mourait, reconnaîtrait Murray comme roid’Écosse 2 . Sur la foi de cet arrangement imagi-naire, que Marie Stuart se vit réduite par les plaintesd’Elisabeth à désavouer en Angleterre 3 après l’avoir
1 Marie Stuart à l’abbé commendataire d’xàrbroath et au-tres seigneurs de son parti, décembre 1568. Labanoff, t. II,p. 248.
2 Lettre de décembre 1568, dans Labanoff, t. II, p. 250,251.
* Elle écrivit à Élisabeth, qui lui avait adressé de vifs re-proches de cès inventions, et qui lui avait demandé de lesdésavouer : « Je n’en ay nulle connoissance et n’écrivis ja-mais de si vaines phantésies quant je les eusse soupçonnées ;parquoy s’il vous playst enquérir, vous n’y trouverez rienni de mon commandement, ni de ma mayn, ni lettres. »Marie Stuart à Élisabeth, 27 janvier 1569, dans Labanoff,t. II, p. 289. — Voir aussi la dépêche de La Mothe Fénelonà Charles IX du 30 janv. 1569, t. I, p. 161, 162; et la lettrede Marie Stuart à Cecil sur le même désaveu, du 28 janvier1569, ibid., t. II, p. 292, 293. —Robertson, Pièces justifi-catives n° XXXI. — Lettre d’Élisabeth à Knollys du 22 jan-vier 1569, et de Knollys k Élisabeth du 28 janvier.