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MARIE STUART.
d’un bandit des frontières nommé Ilecky Armstrong,qui le retint dans sa tour de Harlaw et le livra peude temps après pour de l’argent à Murray, lequell’enferma à Lochleven \
Ainsi se termina cette insurrection, qui aurait pudevenir redoutable à Élisabeth si elle avait été mieuxconçue et mieux conduite. Il aurait fallu que l’unionde la grande noblesse et du catholicisme fût pluscomplète, et que, s’appuyant du nom et des droitsde Marie Stuart, avouée par Norfolk , soutenue parle duc d’Albe, elle se déclarât avec plus de résolu-tion, agit avec plus d’ensemble pour mettre en pérille trône de la reine protestante. Mais la faiblesse duduc de Norfolk, la tiédeur du duc d’Albe 2 , qui, parexcès de prudence, laissa échapper une occasionunique dans l’intérêt de sa religion et de son maître;l’incertitude même des catholiques, qui flottèrententre leur croyance religieuse et leur fidélité politi-que, rendirent la rébellion des comtes de Northum-berland téméraire en la laissant trop partielle et enla condamnant à être impuissante. Cette rébellionfit beaucoup de mal à la cause de la foi ancienneet de la reine captive, dans le pays où le catholicismeet Marie Stuart comptaient le plus de partisans. LesPercy, les Nevill, les Norton, les Marckenfield, les
1 Tytler, t. VU, p. 294, 298. — Memorials of rébel-lion , etc., p. 118, et Appendix, p. 323.
2 Voir l’Appendix .1 à la fin du volume.