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Tome Second.
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MARIE STUART.

Elle s’engagea, avant cl’être rendue à la liberté, àremettre comme otage entre les mains d’Elisabethle prince son fils, pour être élevé en Angleterre jus-qu’à l’âge de quinze ans, et à ne se marier elle-même que de l’agrément d’Elisabeth. ,

Comme six otages pris dans la noblesse d’Ecosseétaient exigés de plus, afin d’assurer l’exécution dutraité, Marie Stuart demanda que ce nombre fût ré-duit à quatre; que le duc de Châtellerault, lescomtes de Huntly, d’Argyle, d’Athol, les lords Fle-ming et Seton, ainsi que les gardiens des frontièresen fussent exceptés; que les comtes et fils aînés decomtes, que les lords et fils aînés de lords, qui se-raient choisis, pussent rentrer en Ecosse pour leursaffaires, en fournissant des otages de même qualité.Elle consentit à faire confirmer ce traité par le par-lement du royaume, et, si elle le violait, en atta-quant Élisabeth ou en assistant ceux qui l’attaque-raient , à être déchue non-seulement ‘de ses droitsà la couronne d’Angleterre, mais de la possessionmême de la couronne d’Écosse, qui passerait im-médiatement sur la tête de son fils 1 . Après unediscussion soutenue de sa part avec adresse et no-blesse, tous les points principaux furent convenus,et la pauvre prisonnière, que la captivité accablait,

1 Voir les articles de cette négociation dans le recueil duprince Labanoff, t. III, p. 88 à 115, et Leslys Neyoùations,Anderson, t. III, p. 101 à 108.