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Tome Second.
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CHAPITRE VIII.

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en proio aux maux de l’âme et aux infirmités ducorps 1 , qui fondaient déjà sur elle malgré son âge,croyait toucher au moment où elle redeviendraitlibre et souveraine.

Pleine d’espoir et de joie, elle écrivit avec affec-tion à Elisabeth : — « Il ne reste plus aucun scru-pule pour empescher nostre sincère et réciproqueamy tié, laquelle je souhayte avant celle de tout aultreprince, pour preuve de quoy je consens vous mettreentre les mayns le plus chier jouyau que Dieu m’adonné en ce monde et mon seul reconfort, qui estmon unicque et chier filz, dont la nourriture (édu-cation) requyse de plusieurs, vous est donnée pourestre et par luy et par moy préférée sur tous aul-tres. » Elle assura qu elle préférait aussi le bon plai-sir d’Elisabeth à celui de qui que ce fût, qu’elleremplirait volontiers les obligations requises de sapart, et ajouta : « Mon intention est sincère d’ob-server les condityons entre nous accordées, merésolvant doresenavant jetter mon ancre, pour finde mon ennuyeuse navigation, sur le port de vostrenaturelle bonté vers moy. Ayant recours, au lieu depleige (caution), au méryte de mon humble sou-mission et obéyssance, laquelle je vous offre commesi j’avoys l’honneur de vous estre fille, comme j’aycelleuy de vous estre sœur et cousine plus proche,

1 Les lys Neçjotiations , dans Anderson, t. III, p. 111.