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Tome Second.
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MARIE STUART.

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et ne cédant à nulle de vous obéyr et honnorerd’ycy en avant, s’il vous playst m’accepter pour en-tyèrement vostre 1 . »

Croyant à la sincérité de cette négociation, ellecommuniqua aux rois de France et d’Espagne ledouble des articles qui lui avaient été proposés etquelle avait souscrits 2 , et elle annonça au papePie Y lui-même qu’elle se voyait contrainte, par lanécessité, de s’y soumettre. Elle s’en excusait surles déchirements de l’Ecosse, sur les malheurs la-mentables qui l’accablaient, sur les dangers inces-sants dont elle était assaillie, sur l’abandon dans le-quel on l’avait laissée. Elle disait avec amertume :— « Je prends à témoin Dieu à qui tout est connu !Il sait de quels flots de misères j’ay été constam-ment battue jusqu’à ce jour ! Et pendant que durait,en s’accroissant toujours, cette furieuse tempête,ceux qui me promettaient de venir à mon secours,oubliant entièrement leurs promesses, ne m’ont ap-porté aucune aide. Je n’espère plus maintenant qu’ilsm’en apportent, à moins que par hasard les espritsde ces hommes ne soient plus disposés à soutenirmon parti lorsque les circonstances rendent plusdifficile de le faire triompher 3 . » Elle se montraitdécidée à conclure la paix avec Elisabeth aux con-

1 Labanoff, t. III, p. 107, 108.

2 Lesltjs Negotiations. Anderson, t. III, p. 109.

3 Lettre du 31 octobre 1570, dans Bzovius, p. 710.