CHAPITRE YIII.
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duc de Norfolk *. Sans le rendre entièrement libre,elle lui avait permis de vivre dans ses maisons sousune garde qui n’était pas très-sévère 2 . Mais elleavait exigé qu’avant de quitter la prison d’Etat ilpromît solennellement de n’avoir aucune commu-nication avec la reine d’Écosse et de ne plus songerà l’épouser. Le duc en avait pris l’engagement écritet scellé de ses armes 3 . Malgré les peines terriblesauxquelles il s’exposait en le violant, puisqu’il avaitconsenti à être, dans ce cas, considéré et traité commeun traître, il continua, par l’entremise de l’évêquede Ross, ses relations écrites avec Marie Stuart, qui,dans les termes les plus ardents ou les plus affligés,montait son âme à l’ambition ou au dévouement, sedisait toute à lui, et le suppliait avec une irrésistibleeffusion d’être tout à elle 4 .
Lorsqu’elle vit que la négociation engagée entreelle et Elisabeth était sans bonne foi et serait sansissue, et qu elle rentra dans les voies nécessaires etpérilleuses des conspirations, Marie Stuart y en-
1 Leslifs Negotialions, dans Anderson, t. III , p. 97.
7 Ibid., p. 98.
3 « Did givehis band and obligatioun to lhe quene of En-gland , written and subscribed with his hand, and sealedwith his seale before bis departinge forth of the towre, obli-ginge him under paine of his allegiance, that he shall nevermedle in that marriage with slie Q. of Scotland, » etc.Leslrfs Negotiatioîis, p. 98.
4 Labanoff, t. III, p. Il, 19, 31, 35, 36, 47, 61.