MARIE STUART.
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traîna le duc de Norfolk. L’évêque de Ross conçuttout le plan de la conspiration nouvelle, dont leFlorentin Ridolfi dut être l’agent auprès du ducd’Albe, de Pie Y et de Philippe II. Ridolfi n’étaitpas seulement un riche banquier de Florence, pa-rent des Médicis, directeur de, la compagnie desmarchands italiens établis à Londres, il était lecorrespondant mystérieux du souverain pontife, lecréancier influent de plusieurs grands seigneursd’Angleterre, dont il recevait les confidences et qu’ildétachait, autant qu’il était en son pouvoir, d’Éli-sabeth et du protestantisme. Détenu pendant quel-ques mois après l’insurrection catholique du nord,dans laquelle il était soupçonné d’avoir mis la main,il avait recouvré la liberté en donnant une cautionde 1,000 livres sterling. Il crut que le moment étaitarrivé de délivrer, à l’aide du pape et de Philippe II,la reine d’Écosse, de la marier au duc de Norfolkconverti au catholicisme, et de rétablir l’anciennereligion dans les deux royaumes de File de Bretagne.L’évêque de Ross et lui eurent, à ce sujet, des com-munications et des conférences secrètes avec le ducde Norfolk 1 . Des instructions fort étendues furentrédigées au nom du duc et au nom de la reine pour
1 Barker’s answers to the last déclaration, dans Murdin,p. 103. —The examination of W. Barker. Ibid., p. 111. —The bishop of Ross’s examination. Murdin, p. 24, 25, —Leslys Négociations, dans Anderson, t. III, p. 159.