MARIE STUART.
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La cour île France venait de conclure la paix avecles protestants et négociait le mariage du duc d’An-jou avec la reine d’Angleterre; aussi inspirait-elleune grande défiance à Marie Stuart, qui recom-manda à Ridolfi de ne rien communiquer à Cathe-rine deMédecis ni à Charles IX en passant par Paris,Ridolfi, arrivé à Bruxelles, fut admis auprès duduc d’Albe l , auquel il exposa le plan, les ressourceset les besoins îles conspirateurs qui l’envoyaient au-près du pape et de Philippe IL Ce politique péné-trant n’avait pas plus d’illusions dans ses jugementsqu’il ne mettait de scrupules dans ses actes. Il neparut pas prendre beaucoup de confiance en l’en-voyé florentin, qu’il traita de grand bavard ( [parlan -chin 2 ), ni dans son entreprise, qu’il regarda commetrop téméraire. Il écrivit à ce sujet, le 7 mai 1571,une lettre de plus de vingt pages à Philippe II 3 .Dans cette longue et curieuse dépêche, encore in-
la christianitâ, e particularmente del re cattolico, non sidebbe trascurare, e lasciar perdere per tolleranza o troppoIunga dilatione taie sicura impresa, che al présente si offe-risce, aggiundendo il Ridolfi in questo proposito, di bocca,quello cbe per il duca e il vescovo di Rosche gli é estatodetto. » Labanoff, t. III, p. 229.
1 The bishop of Ross’s examination. Murdin, p. 25.—Theexamination of Will. Barker. Ibid., p. 110. — Lettre deBailly. Ibid., p. 16 et 17.
2 dpuntcmùentos, etc., p. 111.
8 Ms. Simancas, Neg. de Estad. Inglaterra, leg. 823.