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Tome Second.
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CHAPITRE VIII.

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édite et fort importante pour l’histoire, le duc d’Albe,après avoir exposé au roi son maître tout ce que luiavait proposé Ridolfi de la part de la reine d’Ecosseet du duc de Norfolk pour la délivrance de MarieStuart, la restauration du catholicisme, Penlève-ment d’Elisabeth, la prise de la tour de Londres,ajoutait que le due de Norfolk annonçait qu’il pour-rait attendre le secours, demandé par ses instruc-tions , sous les armes pendant quarante jours dansson propre pays, situé en face même de la Hollande,et où il serait aisé de débarquer les troupes en juil-let ou en août. Le duc d’Albe avait recommandé àRidolfi de garder le secret le plus absolu en traver-sant la France s’il tenait à la vie de la reine d’Ecosseet du duc de Norfolk, qu’une indiscrétion perdraitinfailliblement. Il avait écrit en même temps à donJuan de Zuniga, ambassadeur de Philippe II auprèsde Pie Y, afin de lui apprendre la prochaine arrivéede Ridolfi à Rome, et de l’inviter à mettre le papeen garde contre toutes les difficultés du projet quilui serait soumis, et que son zèle le porterait à em-brasser avec trop d’ardeur.

Quant à l’entreprise même, le duc d’Albe disait àPhilippe II : « Considérant la pitié et l’intérêt quedoivent inspirer à Votre Majesté la reine d’Ecosse etses partisans si indignement traités l’obligation oùvous êtes envers Dieu de procurer, autant que vousle pourrez, le ^triomphe et le rétablissement du ca-