CHAPITRE VIII.
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sous la forme où elle est requise. Mais, si la reined’Angleterre mourait ou de sa mort naturelle oud’une autre mort, ou bien s’ils s’emparaient de sapersonne 1 sans que Votre Majesté y eût concouru,alors je n’y trouverais plus de difficultés. Les pour-parlers entre la reine d’Angleterre et le duc d’Anjoucesseraient, les Français craindraient moins que Vo-tre Majesté ne cherchât à se rendre maître de l’An-gleterre, les Allemands se défieraient moins de vous,puisque vous n’auriez d’autre but que de soutenir lareine d’Écosse contre ses compétiteurs dans le droitqui lui appartient à la couronne d’Angleterre. En cecas, il serait facile de les mettre à la raison avantque les autres princes pussent intervenir, puisqu’onprofiterait de la commodité qu’offre le pays du ducde Norfolk où il y aurait moyen de débarquer les sixmille hommes qu’il demande, non dans les quarantejours pendant lesquels il serait en état de se soutenirtout seul, mais en trente et même vingt-cinq jours. »Le duc d’Albe insistait pour que, dans l’un des troiscas, de mort naturelle, de meurtre ou de captured’Élisabeth, Philippe II saisît l’occasion d’arriver auxfins qu’il se proposait, de rétablir la foi catholiquedans ces îles, et d’assurer le repos à venir de ses pro-
1 « Y assi me paresce que en tal caso de la muerte de lareina de Inglaterra, natural o de otra mariera, o que ella es-tuviesse en poder del dicho duque de Norfolk... <> Ms. deSimancas, Neg. de Estado, Inglaterra, leg. 823. '