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MARIE STUART.
près Etats. Il terminait sa dépêche en disant : « VotreMajesté peut donc leur répondre qu’arrivant un destrois cas susdits, elle les fera assister, du côté desPays-lias, avec les six mille hommes qu’ils deman-dent... Pour moi, sire, je regarde cela comme siconvenable, si honorable et si facile pour VotreMajesté, que, l’un des trois cas survenant, je n’hési-terais pas à l’exécuter sans attendre un nouvel ordrede Votre Majesté, comptant que telle est votre inten-tion , et je le ferai, à moins que vous ne me prescri-viez le contraire 1 . »
Cette dépêche, partie le 7 mai de Bruxelles, futreçue à Madrid le 22. Philippe II, ajoutant auxcraintes et aux conseils du duc d’Albe ses propresdéfiances, écrivit, le 20 juin, à son ambassadeur àLondres, don Gueraldo d’Espès : — « llobert Ridolfi» n’est point encore arrivé ici. Si la mission dont il» est chargé était divulguée, ce serait le couteau pour« la reine d’Ecosse et pour le duc de Norfolk, puis-» qu’on peut regarder comme certain qu’en l’appre->5 nant la reine d’Angleterre saisirait cette occasion» d’exécuter ses méchantes intentions avec une ap-
1 « A mi juicio tengo yo por tan loable y honroso à Vues-tra Magestad y tan facil a executar, que cuando de improvisoyo tuviesse nuevas que uno de los très casos havia acontes-cido y estuviessen en pie, no me paresce que yo devria ponerdubda en executarlo sin esperar otra comodidad o manda-miento de Vuestra Magestad. » Voir Appendix K.