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Tome Second.
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CHAPITRE VIII.

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Angleterre et deviendrait alors fatale aux Pays-Bas.Après avoir ainsi tergiversé pendant plusieurs mois,il finit par s’abandonner entièrement à la décisiondu duc d’Albe, auquel il écrivit, le 14 septembre :— « Voyant que vous pensez d’une manière résolue» et ferme qu’il ne convient pas de passer si avant» dans cette affaire, à moins que les confédérés ne» se montrent en force, et considérant le soin habile» que vous y apportez, je suis conduit à vous la re-» mettre entre les mains, afin que, examinant le« tout, vous agissiez comme vous jugerez qu’il im-» porte au service de Dieu et au nôtre, et je suis as-» suré que vous dirigerez cette grande entreprise« avec le zèle, la sollicitude et la prudence qu’elle» requiert 1 . »

Pendant qu’on délibérait en Espagne, les plushardis des conjurés excitaient le duc de Norfolk àse déclarer en Angleterre. Élisabeth, après cinq an-nées de suspension dans la tenue des parlements,dont l’indocilité croissante l’avait irritée et inquiétée,en avait convoqué un qui s’était assemblé à l’époquemême où la conspiration se poursuivait sur le con-tinent. Ce parlement devait porter des lois terriblescontre ceux qui contesteraient les droits de la reined’Angleterre, à quelque titre que ce fût soit politi-que soit religieux. Ainsi, réclamer un droit à sacouronne pendant sa vie; soutenir que sa succès-1 Apuntarmentos , p. 208, col. 2.