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Tome Second.
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MARIE STUART.

lui. Ces lettres, qui contenaient tout le secret de laconspiration, avaient été saisies dans les bagages deBailly au moment où il débarquait en Angleterre bLe paquet en avait été déposé dans les bureaux delord Cobham, gouverneur des cinq ports, qui, soitincurie, soit complicité, avait souffert que l’évêquede Ross y substituât un paquet de la même formeet contenant des pièces tout à fait insignifiantes 1 2 .Bailly n’en avait pas moins été mis en prison àMarshalsea, d’où il avait engagé, avec l’évêquede Ross, une. correspondance qui, livrée à Bur-ghley, avait appris au ministre d’Elisabeth que lesvéritables lettres de Ridolfi avaient été remises àl’évêque de Ross 3 . Bailly, conduit alors à la touret appliqué à la torture, avait révélé tout ce qu’ilsavait de la conspiration 4 . Par l’ordre de Burghley,on avait arrêté l’évêque, dont les papiers avaient étéfouillés sans qu’on y trouvât rien. Interrogé ensuitepar quatre lords du conseil, l’évêque avait refuséde répondre, prétendant n’avoir à rendre comptede ses actions qu’à la reine sa maîtresse 5 . Devenupour la seconde fois prisonnier, il avait été laissé

1 Lesly’s Neqotiations. Anderson , t. III, p. 163, 164.

2 Ibid., p. 164.

* Voir les lettres écrites de la prison à l’évêque de Rosspar Bailly. Murdin , p. 2, 3, 5, 6, 7.

4 Lesly’s Negotiations. Anderson, t. III, p. 164, 165.

4 Ibid., p. 165, 166.