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Tome Second.
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CHAPITRE VIII.

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Balfour, Robert Melvil 1 , etc., coupables de hautetrahison.

Élisabeth soutenait le parti du roi par des expé-ditions militaires plus ou moins avouées, tandis queles rois d’Espagne et de France adressaient des se-cours en argent au parti de la reine. Celui-ci avaitun extrême besoin de ce genre d’assistance pour semaintenir en armes et pour défendre la citadelled’Edimbourg. Ce fut une somme d’argent remisepar l’ambassadeur de France à Barker, l’un des se-crétaires du duc de Norfolk, afin d’être envoyée, avecdes lettres chiffrées, aux partisans de Marie Stuarten Écosse, qui fit tout découvrir. Un autre secré-taire du duc, Higford et son intendant Banister, sechargèrent, après en avoir reçu l’autorisation deleur maître, de transmettre à lord Herries et l’ar-gent et les lettres, qui tombèrent entre les mains deBurghley par l’infidélité de l’agent auquel ils lesconfièrent 2 . Aussitôt arrêtés tous les trois commecoupables de relations criminelles avec les ennemisde la reine, ils furent interrogés sur toutes les tramesdu duc leur maître.

Higford, conduit le premier à la tour de Lon-. dres, ne se borna point à en livrer le secret au gou-

1 Diumal of occurents , p. 245. — Tytler, t. VII, p. 360.

2 Lesly’s Négociations. Anderson, t. III, p. 169, 171 , etles divers interrogatoires ainsi que les confessions de Barker,de Higford et de Banister , dans Murdin.