MARIE STUART.
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vernement d’Elisabeth 1 . Il indiqua les lieux oùétaient cachés dans Ho ward-House le chiffre dont seservait le duc pour correspondre avec Marie Stuart,le mémoire relatif à la mission de Ridolfi, et dix-neuf lettres que le duc avait reçues de la reined’Ecosse et de l’évêque de Ross 2 . Le contenu deces pièces, qu’Higford avait eu l’ordre de brûler etqu’il n’avait peut-être pas conservées sans perfidie,fut confirmé par les récits de Barker, principal in-termédiaire entre Norfolk, Lcsly et Ridolfi. Vieuxet faible, Barker ne put pas soutenir la vue desinstruments de torture, et il raconta tout ce qu’ilsavait 3 . Banister fit des aveux semblables, et l’évêquede Ross, transféré d’Ély à Londres, fut interrogé àson tour 4 . Il refusa d’abord de répondre, en allé-guant sa qualité reconnue d’ambassadeur. Mais lesavocats de la couronne ayant déclaré qu’un ambas-sadeur convaincu d’avoir pris part à une conspirationcontre l’Etat ou le souverain auprès duquel il étaitaccrédité, perdait tout droit aux privilèges de sacharge, Burghley le somma de s’expliquer s’il nevoulait pas être mis à la torture et exécuté ensuitecomme un simple sujet de la reine d’Angleterre. Laterreur qu’il ressentit, et la connaissance qu’il eutdes aveux de Barker et de Banister, et des divulga-
1 Lesty’s Negoliations. Anderson, t. III, p. 172. — 2 Ibid. ,p. 173. — 5 Ibid., p. 173, 174. — 4 Ibid., p. 188, 189.