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Tome Second.
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CHAPITRE VIII.

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Lorsque l’instruction de ce grave procès se trouvaassez avancée, le lord maire et les aldermen de lacité furent convoqués dans Westminster. Ils y virentles preuves de la culpabilité du duc et reçurent l’in-vitation de les communiquer, dans Guildhall, auxprincipaux habitants de Londres 1 , afin de préparerle peuple à son jugement et à sa condamnation.

Tout étant ainsi disposé, Elisabeth fit traduire, le14 janvier 1572, le duc de Norfolk devant vingt-septcomtes ou lords formés en jury dans la grande sallede Westminster, et présidés par le comte de Shrews-bury, qu’elle avait nommé grand stewart à cetteoccasion 2 . Le duc comparut devant ses juges avectoute la dignité de son rang 3 , et il montra plus defermeté d’âme qu’il n’en avait fait paraître jusqu’a-lors. Accusé d’avoir voulu priver la reine de la cou-ronne et par conséquent de la vie ; de n’avoir songéà épouser Marie Stuart, qu’il avait traitée d’adul-tère et de meurtrière, que par ambition, afin de seservir du titre auquel elle prétendait et de monteravec elle sur le trône d’Angleterre; d’avoir aidé lesennemis de la reine en Écosse et comploté sur lecontinent avec le pape et le roi d’Espagne pourchanger la religion et renverser le gouvernementdu royaume 4 : il ne se défendit pas sans adresse et

1 Leshjs Negotiations, dans Anderson, t. III, p. 187.

2 Howell’s State Trials, vol. I. p. 957. —- 3 Ibid., p. 959.

* Ce furent les trois principaux chefs d’accusation. Voir