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Tome Second.
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MARIE STUART.

lonté, et si elle ne suppliait pas sa bonne sœur deleur accorder sa paix ou tout au moins d’empêcherqu’ils n’eussent du mal à son occasion *. »

Ce n’étaient pas les prières de Marie Stuart quipouvaient sauver la vie au duc de Norfolk. Élisa-beth avait signé et révoqué plusieurs fois l’ordrede le mettre à mort. Son premier warrant avait étédonné le samedi 8 février, quelques semaines aprèsle jugement du duc. Mais dans la nuit du dimancheau lundi, jour fixé pour le supplice de cet infortuné,Élisabeth, que le trouble empêchait de dormir,avait appelé auprès d’elle Burghley et lui avait pres-crit de surseoir à l’exécution 2 . Burghley obéit endésapprouvant. « Lorsque Sa Majesté, écrivit-il àWalsingham, en lui racontant les agitations d’Éli-sabeth , songe à ses dangers, elle veut que justice 'soit faite. Lorsqu’elle considère le haut rang duduc et sa proche parenté, elle demeure en sus-pens 3 . Que la volonté de Dieu s’accomplisse et

décide la reine à pourvoir à sa sûreté 4 ! » C’est

1 Labanoff, t. IV, p. 39, 40.

2 « Suddenly on sunday late in the night, the queen’s ma-jestie sent for me, and entered into a great misliking thatthe duke should die tlie next day, and should be disquietedand said slie would hâve a new warrant made that night tothe sheriffs, to forbear untill they should hear further. »Burghley à Walsingham, 11 févr. 1572, dans Digges, p. 166.

3 IbuL, p. 165.

4 « GodVwill be fulfilled, and aid lier Majestie to doelier self good. » Ibid., p. 166.