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Tome Second.
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CHAPITRE VIII.

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beth 1 , lui rappela qu’elle avait soutenu par lesarmes le soulèvement de l’Ecosse sous la régence desa mère, qu’elle avait voulu l’empêcher elle-même deretourner dans son royaume après la mort de Fran-çois Il son premier mari, quelle avait constammentaccueilli ou assisté ses sujets rebelles, qu’elle avait endernier lieu payé sa confiance d’un emprisonnement.Sans avouer les desseins quelle avait eus et quelleréduisait à des demandes de secours pour ramenerl’Ecosse entière à l’obéissance, elle ne cachait pasqu’en se voyant trompée dans la dernière négocia-tion « elle n’avait pas voulu se laisser paistre davan-tage de bonne espérance 2 . « Dieu, disait-elle, luiavait donné de la patience contre l’affliction et luidonnerait au besoin du courage contre la mort 3 . »Quant au duc de Norfolk, elle assurait n’avoir songéà le prendre pour mari que sur la demande mêmedu conseil d’Angleterre 4 . Elle ajoutait « qu’elle sesentirait digne d’être partout réputée ingrate et demauvais naturel, si elle n’employait tous les moyensque Dieu lui avait laissés en ce monde pour adoucirle courroux de la reine d’Angleterre à l’égard duduc de Norfolk et des autres seigneurs qui s’étaientmis en trouble en lui portant quelque bonne vo-

1 Mémoire de Marie Stuart pour la reine Élisabeth. Shel-, field, 14 février 1572, dans le recueil du prince Labanoff,

t. IV, p. 17 à 41.

2 Ibid., p. 31, 32. — * Ibid., p. 36. — 4 Ibid., p. 33, 34.

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