CHAPITRE IX.
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de l’Aubespine, et Paul de Foix, plénipotentiairesde Charles IX \
Rassurée de ce côté , la reine d’Angleterre n’avaitété ni moins habile ni moins heureuse du côté del’Ecosse. Le parti de Marie Stuart y était resté très-puissant. Depuis que les hostilités avaient recom-mencé entre les lords de la reine et les lords du roi,et que les uns et les autres s’étaient réciproquementproscrits dans les parlements contraires d’Édim-bourg et de Stirling, le comte de Lennox avait eule même sort* que son prédécesseur le comte deMurray. Surpris le matin du 4 septembre 1571 àStirling par une troupe que Kirkaldy de Grangeavait envoyée d’Edimbourg , et qui y était entrée àl’improviste sous le commandement du comte deHuntly, de lord Claude Hamilton, du laird de Buc-cleugh, de Ker de Farnyhirst, il avait été impitoya-blement tué en représailles de la mort violente etignominieuse qu’il avait infligée à l’archevêque deSaint-André. Un moment même, tous les princi-paux lords du roi, enveloppés dans cette surprise,avaient été faits prisonniers. Ils n’avaient dû leursalut qu’à la dispersion des Scott et des Ker qui s’é-taient débandés pour piller, et qui avaient donné letemps aux habitants de Stirling de prendre les armeset à la F garnison du château de descendre dans laville pour les y délivrer et pour en chasser les trop
1 Dumont, corps diplomatique, t. V’ p. 211 à 215.