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Tome Second.
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i86 MARIE STUART.

liée de l utte contre l’autre. Profitant de la troisièmepaix conclue en France dans le mois d’août 1570,elle avait négocié, à la suite du projet de mariageavec le duc d’Anjou, ün traité d’alliance défensiveavec Charles IX. Le projet de mariage n’avait rieneu de sérieux; c’était un des moyens dont sonadresse et sa vanité se servaient le plus volontierspour faire désirer son amitié et rechercher sa per-sonne j en offrant le partage d’une couronne qu’elleétait décidée à porter toute seule jusqu’au bout.Mais il n’en était pas de même du traité d’alliancequi présentait aux deux cours des avantages réci-proques 1 . Élisabeth obtenait en quelque sorte parlà que Marie Stuart fût laissée entre ses mains, tandisqu’elle s’abstiendrait elle-même de fomenter lestroubles religieux chez le roi très-chrétien devenuson allié. Aussi ce traité, qui assurait à l’Angleterreles secours de la France en cas d’une invasion ca-tholique, et qui semblait devoir préserver la Franced’une nouvelle guerre civile en privant désormaisles huguenots de l’appui de l’Angleterre, fut-il signéà Blois, le 29 avril 1572, entre sir Thomas Smithet sir Francis Walsingham, plénipotentiaires d’Eli-sabeth , le maréchal de Montmorency, le gardedes sceaux Birague, l’évêque de Limoges Sébastien

1 Voir pour le projet de mariage comme pour le traitéd’alliance les t. II, III, IV et VII de la Correspondance di-plomatique de La Mothe Fénelon.