CHAPITRE IX.
191
aux plus sinistres desseins 1 à l’égard de la prison-nière redoutée qui était l’espérance de ce parti enAngleterre connue en Ecosse.
Après la découverte de la conspiration du ducde Norfolk, Élisabeth avait déclaré formellementqu elle ne saurait vivre une seule heure tranquille siMarie Stuart était rétablie sur son trône, et qu elleétait dès lors résolue à ne jamais lui rendre la li-berté. Un livre diffamatoire écrit par Buchanan 2 , etoù se trouvaient insérées les lettres secrètes de Marieà Botlrvvell, avait été répandu à profusion. Des théo-logiens protestants avaient cherché à établir à l’aidede la Bible que sa mort serait juste, tandis que lesjurisconsultes s’étaient fondés sur le vieux code del’empire pour soutenir quelle serait légale 3 . Lahaine et le fanatisme avaient été poussés si loin con-tre la pauvre prisonnière, que les deux chambresdu parlement avaient voulu la frapper d’un hill (Xat-tainder ou de proscription. Élisabeth s’y était oppo-sée 4 . Malgré la défense qu’il en avait reçue, le par-
1 Correspondance de La Mothe Fénelon, t. Y, p. 176.
2 Ane deteclioun of the doingis of Marie quene of Scottis,twiching the murder of hir luisband , etc., translatid out ofthe latine, quhilk was written be M. G. H. Sanctandrois, beRobert Leckprevik, 1572, petit in-8°.
* Lingard, t. VIII, ch. ii.
4 Ibid. — D’Ewes, Journal , p. 200, 207, 224. — Digges,p. 203.