190 MARIE STUART.
montra à la Motlie Fénelon une douloureuse sur-prise et une réprobation défiante de la conduite duroi son maître, et, sur les assurances d’amitié qu’illui renouvela de la part de Charles IX, elle lui ré-pondit « quelle craignait bien que ceux qui avaientfait abandonner à ce prince ses sujets naturels nelui fissent abandonner une reine étrangère commeelle l . »
Elle se crut en effet trahie par la cour de France,et le protestantisme lui parut menacé dans le mondeentier par une vaste conspiration, dont le massacrede Paris, quelle supposa prémédité, était le signal 2 .Elle se mit dès lors en mesure de se défendre. Elleresserra ses alliances en Allemagne, où elle envoyapréparer des levées 3 ; elle fortifia Portsmouth, Dou-vres et l’île de Wiglit 4 ; elle arma dix gros navirespour parcourir la Manche et garder les côtes d’An-gleterre 5 ; elle favorisa la résistance de La Rochelle,restée le dernier boulevard du protestantisme enFrance 6 ; elle redoubla de surveillance et de rigueurenvers les catholiques de son royaume 7 , et s’arrêta
1 Correspondance de La Mothe Fénelon, t. V, p. 126.
2 Ibid., p. 192, 207.
* Ibid., p. 132, 136, 148, 175, 198, 210.
4 Ibid., p. 153, 198. — Carte, t. III, p. 522.
5 Ibid., p. 136, 148, 175, 176, 223.
6 Ibid., p. 155, 156, 162, 175, 198, 202, 210, 223.
7 Ibid., p. 153, 154, 224.
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