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Tome Second.
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CHAPITRE IX.

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adroits et les plus sûrs. Sir Henri Killegrew, beau-frère de Burghley, partit pour l’Écosse le 7 septem-bre 1572 1 avec deux missions, lune publique,l’autre secrète 2 . Par la première il était chargé d’a-cliever, dans l’intérêt du protestantisme en péril, laréconciliation entre Eethington, Kirkaldy de Grangeet les comtes de Mar et de Morton, et, par la se-conde, de concerter avec les comtes de Mar et deMorton la mort de Marie Stuart. Cette dernièremission lui fut donnée par Élisabeth elle-même enprésence de Leicester et de Burghley, qui en furentles seuls confidents. D’après les instructions écritesde la main même de Burghley et déposées au StatePaper Office, il dut faire comprendre aux deux al-liés d’Elisabeth que la vie de Marie Stuart ne pou-vait plus être conservée pour leur sûreté commune,et qu’il convenait non de procéder contre elle enAngleterre, mais de s’en débarrasser en Écosse, oùelle serait livrée à ses ennemis. Killegrew eut ordred’employer toute son adresse à obtenir du régent etde Morton qu’ils réclamassent la prisonnière, sansparaître y avoir été provoqués par Elisabeth, quivoulait recueillir le profit de cette sanguinaire trans-action et ne pas en encourir la haine et la honte.

1 La Mothe Fénelon, t. Y, p. 121.

2 Voir pour cette double négociation Tytler, t. VII, p. 377à 395. Cet historien l’a retracée d’après les pièces originalesdéposées au State Pap. Off.

TOM. II.

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