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MARIE STUART.
Killegrew trouva l’Écosse aussi émue de la Saint-Barthélemy 1 que l’avait été l’Angleterre. Le vieuxKnox, réfugié à Saint-André depuis que le parti dela reine occupait Edimbourg, était revenu danscette dernière ville après la trêve du mois de juillet.Quoique à moitié paralysé par une attaque d’apo-plexie et n’ayant pas longtemps à vivre, il se faisaitmonter en chaire, où, accablé de douleur et trans-porté d’indignation, il retrouvait toute la force deses accents pour tonner contre les meurtriers de sesfrères les protestants de France et les livrer à l’exé-cration publique 2 . Il contribua puissamment avecles ministres ses disciples à rendre de plus en plusimpopulaire l’ancienne alliance française. Killegrewen profita, soit pour sa mission secrète, soit poursa mission publique. Il n’eut pas de peine à déciderMorton à faire périr Marie Stuart. Le régent Marreçut plus froidement ses ouvertures à ce sujet.Comme la conclusion n’était pas aussi prompte qu’onle souhaitait en Angleterre, Burghley etLeicester écri-vaient , le 29 septembre, en termes couverts, à Kil-legrew afin de le stimuler : « Employez toute peineà mettre sérieusement et rapidement en oeuvre lemoyen que vous avez en main, et avec tout le secretque le cas exige. En nous occupant de Vaffaire , cha-
1 Tytler, t. VII, p. 380. — Correspondance de La MotheFénelon, t. V, p. 183.
2 Tytler, t. VII, p. 384. •
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