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MARIE STUART.
ley, il ne reste plus que le château pour que le roisoit obéi partout et pour que le royaume soit uni h »La position des Castiliens devenait de plus en plusmauvaise, ils étaient abandonnés de tout le monde*Le château de Blackness venait même d’être livrépar la femme de James Kirkaldy, frère de Wil-liam , à Morton qui l’avait séduite 2 . Malgré cettetrahison et toutes les difficultés que rencontrait unerésistance plus longtemps prolongée, sir WilliamKirkaldy ne songea nullement à se rendre. Cethomme vaillant et d’une fidélité maintenant opi-niâtre envers sa souveraine se refusa à toute espèced’accord. Il avait résisté aux instances et aux reli-gieuses menaces de son ancien ami Knox, qui luiavait dépêché peu de temps avant de mourir le mi-nistre Lindsay, en lui disant : — « Allez au château,chez cet homme que j’ai tant aimé, comme vous sa-vez, et dites-lui que je vous ai envoyé encore unefois pour l’inviter, de la part de Dieu , à abandon-ner cette mauvaise cause. S’il ne le fait pas, ni ceroc escarpé auquel il se fie misérablement, ni laprudence charnelle de l’homme (Lethington) qu’ilcroit un demi-dieu, ni l’assistance des étrangers ne lesauveront. Il sera arraché honteusement de son nidet pendu à une potence à la face du soleil, s’il ne
1 Killegrew à Burgtiley, 18 févr. 1573, au State Pap. Off.,et dans Tytler, t. VII, p. 409.
2 Tytler, t. VII, p. 410.