Band 
Tome Second.
JPEG-Download
 

CHAPITRE IX.

203

change pas subitement de vie et n’a recours à la mi-séricorde de Dieu *. » L’approche imminente dudanger n’ébranla pas plus les résolutions du coura-geux Kirkaldy que ne l’avait fait le sombre messagede Knox. Avec Lethington, Hume, Robert Melvil,Pitadrow, n’ayant pas même deux cents soldats degarnison 2 , mais se reposant sur la force jusque-làéprouvée de la citadelle, il crut pouvoir attendre lessecours qui lui avaient été promis de France.

Ces secours’ si désirés et si nécessaires ne devaientpas venir 3 . Elisabeth, au contraire, pressée par Kille-grew, résolut de mettre à la disposition de Mortonles moyens qui lui manquaient en Écosse pourabattre ce dernier boulevard d’une cause à peu prèsdésespérée. Deux ingénieurs, qu’elle chargea d’allerexaminer la citadelle d’Édimbourg, déclarèrentqu’attaquée régulièrement la place ne tiendrait pasplus de vingt jours 4 . Le siège en fut décidé, et sirW. Drury, gouverneur de Berwick, dut en avoir laconduite. Drury partit de Berwick avec une troupede cinq cents arquebusiers, cent cinquante hommes

1 M’Crie, Life of John Knox , t. II, p. 223, 224.

2 Robertson, liv. vi. — Crawford, Me'm., p. 265.

3 Lethington et Grange au comte de Huntly, 23 février1573. State Pap. Off., et Tytler, t. VII, p. 411. — Verac,qui amenait un secours de France, avait été jeté par la tem-pête à Scarborough et retenu en Angleterre. Tytler, t. VII,p. 409.

4 Tytler, t. VII, p. 400.

(

\