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Tome Second.
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CHAPITRE IX.

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kaldy do Grange, fut condamné par la froide ven-geance de Morton. Vainement s’adressa-t-on à l’ava-rice connue du régent et chercha-t-on à rassurer sonambition. Cent gentilshommes, parents et amis dunoble et redoutable laird, proposèrent de rachetersa vie, en payant au régent une rente annuelle detrois mille marcs et en devenant, par un bond in-violable, les serviteurs perpétuels de la maison d’An-gus et de Morton. Le régent fut inexorable 1 .11 vou-lut intimider quiconque serait tenté désormais derésister à son pouvoir, et ne se laissa fléchir par au-cune supplication, gagner par aucune offre. Le lairdde Grange fut ignominieusement pendu avec sonfrère sir James Kirkaldy, le 3 août, sur la place pu-blique de la Croix, à Edimbourg. Il mourut avecl’aisance d’un grand courage, en exprimant sur l’é-chafaud les humbles repentirs d’un chrétien réfor-mé, et en professant pour sa souveraine captive l’af-fection persévérante d’un sujet fidèle 2 . Avec Lething-ton et Kirkaldy de Grange succomba le parti et s’é-vanouirent les dernières espérances de Marie Stuart

s

en Ecosse.

Cette princesse en ressentit autant de douleur qued’abattement 3 . Elle ne s’était pas doutée du danger

1 Tytler, t. VII, p. 421.

2 Rillegrew à Burghley, 3 août 1573, au State Pap. Off.,et dans Tvtler, t. VII, p. 422.

* Marie Stuart à Elisabeth, 20 févr. 1574; à rarchevêque